{"id":309,"date":"2025-11-11T15:30:09","date_gmt":"2025-11-11T14:30:09","guid":{"rendered":"http:\/\/litteraturesetcetera.fr\/?p=309"},"modified":"2026-04-16T10:12:03","modified_gmt":"2026-04-16T08:12:03","slug":"je-prefere-le-roman-au-film","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/2025\/11\/11\/je-prefere-le-roman-au-film\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Je pr\u00e9f\u00e8re le roman au film\u00a0\u00bb &#8211; Philippe Di\u00a0Folco"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\"><\/h2>\n\n\n\n<p>Une notoire tendance du cin\u00e9ma en g\u00e9n\u00e9ral, comme en mal d\u2019histoires, consiste \u00e0 piller le r\u00e9pertoire du livre imprim\u00e9 (roman prim\u00e9 ou \u00e0 succ\u00e8s, <em>comics<\/em> genre Marvel, etc.) pour proposer une mise en images au service d\u2019un spectacle susceptible de remplir des salles \u2014&nbsp;ou les jauges des plateformes. Quelques exemples de productions fran\u00e7aises r\u00e9centes\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res adaptations d\u2019\u0153uvres tir\u00e9es du corpus litt\u00e9raire sont contemporaines de l\u2019invention du cin\u00e9matographe. Sur les centaines de milliers de longs m\u00e9trages produits depuis les \u0153uvres pionni\u00e8res, comme <em>Le Voyage dans la Lune<\/em> (Georges M\u00e9li\u00e8s, 1902, inspir\u00e9 de Jules Verne et H. G. Wells), quel pourcentage de films sont des adaptations, de l\u2019autre des \u0153uvres originales\u2009? Difficile de le dire \u2014&nbsp;m\u00eame l\u2019I.A. y renonce. Bien entendu, \u00e0 l\u2019origine d\u2019un film, il y a le sc\u00e9nario, un tapuscrit plus ou moins bien \u00e9crit, mais en tous les cas, r\u00e9dig\u00e9 \u00ab&nbsp;pour faire voir&nbsp;\u00bb et qui s\u2019embarrasse rarement de longues descriptions, de \u00ab&nbsp;sous-conversations&nbsp;\u00bb introspectives ou d\u2019une narration au troisi\u00e8me degr\u00e9 \u2014&nbsp;avec Madame de&nbsp;Lafayette, et <em>La Princesse de Cl\u00e8ves<\/em>, qui fait parler les paysages, ou du moins leur conf\u00e8re une dimension psychologisante, la cam\u00e9ra aura beau faire un long travelling sur une rang\u00e9e de peupliers, au son d\u2019une musique et\/ou d\u2019une voix narrative&nbsp;: cela reste un collage impressionniste, une juxtaposition d\u2019ellipses, et c\u2019est \u00e0 nous, spectateur, et non plus ici au lecteur, de performer la dimension m\u00e9tatextuelle, et de tenter, si possible, d\u2019y \u00ab&nbsp;retrouver ses petits&nbsp;\u00bb\u2026 Quoi\u2009? Des bouts de textes lus autrefois, souvenirs de lecture embarrass\u00e9e \u2014&nbsp;ou pas&nbsp;; en tous les cas, ce qui se voudrait \u00eatre un territoire commun&nbsp;: la litt\u00e9rature g\u00e9n\u00e9rale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e&nbsp;2025 d\u00e9butait, encore marqu\u00e9e par la quinzi\u00e8me (au moins) adaptation du <em>Comte de Monte-Cristo<\/em> (A.&nbsp;de&nbsp;La&nbsp;Patelli\u00e8re et A.&nbsp;Delaporte, 2024), qui me rendit nostalgique, d\u2019une part de notre premi\u00e8re lecture marquante de coll\u00e9gien, et, d\u2019autre part, de la production en deux \u00e9poques, et c\u2019est un comble, de Claude Autant-Lara, t\u00eate de Turc de Fran\u00e7ois Truffaut et sur le tard d\u00e9put\u00e9 d\u2019extr\u00eame droite, qui, en 1961, choisissait Louis Jourdan, d\u2019une aura \u00e0 couper le souffle, pour camper Edmond Dant\u00e8s. Et surgit la question de la \u00ab&nbsp;r\u00e9duction \/ condensation&nbsp;\u00bb&nbsp;: pr\u00e8s de 3&nbsp;heures face \u00e0 un Pierre Niney, certes m\u00fbri, presque \u00e9paissi, contre 3&nbsp;heures 15 pour le film de 1961, sc\u00e9naris\u00e9 par Jean Hallain. Match nul\u2009? Que nenni\u2009! Ces presque vingt minutes d\u2019\u00e9cart au montage font toute la diff\u00e9rence. Et quel paradoxe\u2009! Aucun temps mort chez Autant-Lara&nbsp;; contre des moments interminables chez les premiers, avec des dialogues ponctu\u00e9s de syntagmes \u00ab&nbsp;pour faire jeune&nbsp;\u00bb \u2014&nbsp;m\u00eame \u00ab&nbsp;tic&nbsp;\u00bb que l\u2019on retrouve par ailleurs dans les dialogues des <em>Trois Mousquetaires&nbsp;: D\u2019Artagnan<\/em> (M.&nbsp;Bourboulon, 2023). Alors, l\u2019adaptation, qu\u2019elle soit fid\u00e8le, libre, ou lointainement \u00ab&nbsp;inspir\u00e9e de&nbsp;\u00bb, propose un autre monde, une nouvelle dimension, en clair, \u00ab&nbsp;autre chose&nbsp;\u00bb&nbsp;: on aura beau dire \u00ab&nbsp;je pr\u00e9f\u00e8re le roman au film&nbsp;\u00bb, quand vous passez de ces temps intimes propre \u00e0 la lecture, comme vol\u00e9s au labeur du gagne-pain, assis ou allong\u00e9, \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience de la salle, \u00e0 regarder, dans l\u2019obscurit\u00e9, t\u00eate haute, le grand \u00e9cran, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de mangeurs de pop-corn tour \u00e0 tour \u00e9mus, rieurs, effray\u00e9s, ce sont l\u00e0 deux instances de perception cat\u00e9goriquement diff\u00e9rentes. Seulement voil\u00e0&nbsp;: la consommation de films est d\u00e9sormais globalement et majoritairement le fait du \u00ab&nbsp;petit \u00e9cran&nbsp;\u00bb, voire du \u00ab&nbsp;tr\u00e8s petit&nbsp;\u00bb, dispositif <em>home-video<\/em> ou pas. Coll\u00e9giens, \u00e9tudiants, bobos, ne lisez plus&nbsp;: votre smartphone vous offre \u00e0 la demande la r\u00e9duction absolue, un film-kleenex, un digest que l\u2019on peut exp\u00e9dier \u00e0 coups d\u2019acc\u00e9l\u00e9rations. Et vous savez quoi\u2009? Je fais de m\u00eame \u2014&nbsp;personne ne peut y \u00e9chapper.<\/p>\n\n\n\n<p>Par r\u00e9action, je suis all\u00e9 me frotter aux fauteuils des salles de cin\u00e9ma \u2014&nbsp;tant qu\u2019il en existe encore&nbsp;\u2014 pour voir <em>Le Roi Soleil<\/em>, <em>Connemara<\/em> et <em>Dalloway<\/em>. R\u00e9alis\u00e9 par Vincent Ma\u00ebl Cardona, l\u2019auteur d\u2019un remarquable premier film (<em>Les Magn\u00e9tiques<\/em>, 2023), <em>Le Roi Soleil <\/em>repose sur un sc\u00e9nario original servit par la belle plume d\u2019Olivier Demangel (c\u2019est lui l\u2019auteur de l\u2019inoubliable tirade du procureur Montgolfier dans l\u2019ultime \u00e9pisode de la s\u00e9rie <em>Tapie<\/em>). Pourquoi ce choix\u2009? D\u2019abord guid\u00e9 par une confiance dans les qualit\u00e9s d\u2019\u00e9criture, je d\u00e9couvre dans le prologue la reconstitution \u00e9clair\u00e9e \u00e0 la bougie d\u2019un \u00e9pisode de la vie de Casanova extrait de ses <em>M\u00e9moires<\/em>, l\u2019entretien entre lui, Ranieri de\u2019 Calzabigi, et le ministre Choiseul, \u00e0 Versailles en 1757, avec un Louis&nbsp;XV <em>off<\/em>, quand surgit une id\u00e9e de loterie populaire pour remplir les caisses de l\u2019\u00c9tat. Comment faire accepter \u00e7a aux puritains\u2009? \u00ab&nbsp;Un syst\u00e8me <em>diablement<\/em> malin\u2009! Faire esp\u00e9rer au peuple qu\u2019il peut avoir de l\u2019or pour acheter du pain&nbsp;: l\u2019espoir fait vivre. En miroir, notre situation actuelle&nbsp;: une France d\u00e9ficitaire et des jeux \u2014&nbsp;partout. Comment s\u2019en sortir\u2009? Par une histoire\u2009! Ellipse. Au ch\u00e2teau de Versailles, aujourd\u2019hui, dans les toilettes, avec deux jeunes gens&nbsp;: le premier, Erwan, trader, sniffe de la coca\u00efne, et l\u2019autre, un stagiaire mal d\u00e9grossi, en tremble. De la salle d\u2019eau au grand escalier, un plan permet d\u2019entendre Erwan donner une le\u00e7on de vie au stagiaire&nbsp;: lutte des classes, apprendre \u00e0 grimper les \u00e9chelons, \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 sa condition, par une histoire. Au fond rien n\u2019a chang\u00e9 depuis l\u2019\u00e9poque des rois versaillais. Et Casanova en sa pr\u00e9sence inaugurale, nous le dit mieux qu\u2019un autre&nbsp;: toute sa vie, le v\u00e9nitien virevolte, masque et d\u00e9masque, conte et raconte, trompe et d\u00e9trompe, se fichant des codes, des classes et des conventions&nbsp;: c\u2019est \u00e7a le libertinage. Erwan et son apprenti traversent les salles du palais \u00e0 toute vitesse (comme au Louvre, dans ce film de Godard, <em>Bande \u00e0 part<\/em>). Erwan p\u00e9n\u00e8tre dans la chambre du Roi, se d\u00e9shabille et pisse contre une tapisserie. Il n\u2019y a pas de doute&nbsp;: Erwan veut se taper le stagiaire dans le lit du roi, mais trop tard\u2009! Surpris par les gardiens et l\u2019organisateur de la soir\u00e9e privatis\u00e9e pour une soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle Erwan travaille, il s\u2019\u00e9chappe en slip dans les jardins poursuivis par un chien noir qui nous emm\u00e8ne dans un bar-PMU. Toute l\u2019action du film va ensuite se d\u00e9rouler dans ce lieu clos, o\u00f9 les personnages qu\u2019on dirait sortis \u00e0 la fois de Pirandello, Bu\u00f1uel et Calvino, t\u00e9moins d\u2019un super-gagnant au Loto, tombent un \u00e0 un \u2014&nbsp;sauf deux&nbsp;\u2014 au gr\u00e9 des bifurcations de l\u2019histoire. Un exercice de style soign\u00e9, tr\u00e8s marqu\u00e9 par les codes cin\u00e9matographiques, peut-\u00eatre trop, au point que parfois l\u2019on \u00e9touffe, mais dont il convient de saluer <em>justement<\/em> la tentative chez Cardona d\u2019\u00e9chapper aux pesants r\u00e9f\u00e9rentiels&nbsp;: comment en sortir sans sortir\u2009? On ne peut pas&nbsp;: l\u2019original, aussi singulier qu\u2019il puisse advenir dans la logique di\u00e9g\u00e9tique, butte contre le quatri\u00e8me mur de ce bar-tombeau. Telle est la morale sc\u00e9naristique du film.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>De son c\u00f4t\u00e9<em>, Connemara <\/em>tente d\u2019adapter le roman \u00e9ponyme de Nicolas Mathieu publi\u00e9 en 2022. Derri\u00e8re la cam\u00e9ra, Alex Lutz, d\u00e9j\u00e0 l\u2019auteur du tr\u00e8s bon <em>Guy<\/em> (2018), l\u2019histoire d\u2019un chanteur de vari\u00e9t\u00e9s tentant un <em>come-back<\/em>. Dans l\u2019ouvrage de Mathieu qui fait pr\u00e8s de 400&nbsp;pages, deux \u00e9poques s\u2019entrecroisent, la jeunesse d\u2019une fille et d\u2019un gar\u00e7on li\u00e9e par une amourette jamais consomm\u00e9e, et l\u2019\u00e2ge adulte&nbsp;: elle, a r\u00e9ussi socialement \u00e0 Paris, l\u2019autre pas, et ils se retrouvent dans leur pays d\u2019enfance, vingt ans apr\u00e8s. Lutz suit fid\u00e8lement, peut-\u00eatre trop, les va-et-vient entre les deux temporalit\u00e9s, son montage donne le tournis, mais le film semble <em>a priori<\/em> sauv\u00e9 d\u2019abord par le jeu des interpr\u00e8tes et surtout, l\u2019\u00e9criture des dialogues. La plume de Mathieu, excellente, et qui inspire les sc\u00e9naristes, s\u00e9duit un grand nombre de lecteurs dans la lign\u00e9e des romans d\u2019Annie Ernaux qui, depuis quarante ans, b\u00e2tit une \u0153uvre centr\u00e9e sur la probl\u00e9matique du rapport de classe, du poids des origines sociales, confront\u00e9 aux r\u00e9alit\u00e9s r\u00e9publicaines. On s\u2019en voudrait de bouder cette th\u00e9matique qui fut autrefois le ferment de la <em>Com\u00e9die humaine<\/em> de Balzac. Mais quelque chose dans ce film n\u2019arrive pas. L\u2019histoire en images ne d\u00e9colle pas. Chez Mathieu, le charme op\u00e8re, l\u2019on peut se projeter dans le corps des deux personnages principaux, et s\u2019identifier&nbsp;: \u00e0 l\u2019\u00e9cran, non. Lutz filme leurs visages, leurs corps, en plans tr\u00e8s rapproch\u00e9s, comme s\u2019il maniait un smartphone en mode \u00ab&nbsp;vid\u00e9o&nbsp;\u00bb. C\u2019est fatiguant \u00e0 la longue. Dommage.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dalloway<\/em> r\u00e9alis\u00e9 par Yann Gozlan est l\u2019adaptation du roman de Tatiana de&nbsp;Rosnay, <em>Les fleurs de l\u2019ombre<\/em>, publi\u00e9 en 2020. J\u2019ai lu ce roman au c\u0153ur du Grand Confinement, quand nous \u00e9tions prisonniers de nos foyers. J\u2019aime \u00e9norm\u00e9ment l\u2019anticipation et la SF en g\u00e9n\u00e9ral. Ce roman m\u2019avait s\u00e9duit&nbsp;: l\u2019histoire d\u2019une autrice en panne, Clarissa, aux prises avec une IA, baptis\u00e9e Dalloway, qui prend peu \u00e0 peu le contr\u00f4le domotique du lieu puis l\u2019ascendant psychologique sur l\u2019h\u00e9ro\u00efne. Comme chez Cardona, il s\u2019agit principalement d\u2019un huis clos, et le film respecte cette trame, dans un Paris \u00ab&nbsp;c\u2019est d\u00e9j\u00e0 demain&nbsp;\u00bb avec son cocktail canicules, attentats, et virus \u2014&nbsp;absent du livre&nbsp;\u2014, ce qui, au fond, n\u2019a rien d\u2019\u00e9trange ou de futuriste. L\u2019IA en question fait penser \u00e0 Samantha, que Spike Jonze immortalisa dans <em>Her<\/em> (2012), et la comparaison fait mal au film de Gozlan&nbsp;: pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Cannes \u2014&nbsp;on se demande bien pourquoi&nbsp;\u2014 bourr\u00e9 de tensions attendues, d\u2019enjeux parano\u00efdes \u00e9vent\u00e9s, le film est tout de m\u00eame sauv\u00e9 par le jeu de C\u00e9cile de France (souvent parfaite) et surtout une \u00e9criture soign\u00e9e&nbsp;: la r\u00e9f\u00e9rence principale, <em>Mrs Dalloway<\/em> de Virginia Woolf, reste ici un pr\u00e9texte (bien plus que dans le livre), mais la derni\u00e8re s\u00e9quence aura eu le m\u00e9rite de proposer une sortie acceptable&nbsp;: autant De Rosnay se gardait bien de conclure, autant Gozlan, et ses sc\u00e9naristes, vont plus loin, en convoquant ici une morale panique acceptable, un terrain de r\u00e9flexion au fond assez salutaire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Oui, c\u2019est vrai, il nous faut produire des histoires&nbsp;: mais restons optimistes, Casanova, Balzac ou Woolf, d\u00e9concerteront toujours les intelligences artificielles, tant que la surprenante, l\u2019incomputable irrationalit\u00e9 apparente de la psych\u00e9 des litt\u00e9rateurs, au fil des mots, demeurera libre de surprendre le diable dans les d\u00e9tails.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pistes de lecture<\/h2>\n\n\n\n<p><strong><em>M\u00e9moires<br><\/em><\/strong><strong>Casanova<\/strong>La Pl\u00e9iade, 2013-2015<br>[version la plus fid\u00e8le].<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Connemara<br><\/em><\/strong><strong>Nicolas Mathieu<\/strong>Actes-Sud, 2022<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Les fleurs de l\u2019ombre<br><\/em><\/strong><strong>Tatiana de&nbsp;Rosnay<br><\/strong>Pocket, 2021<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Mrs Dalloway<br><\/em><\/strong><strong>Virginia Woolf<\/strong>, Gallimard Folio, 1994<\/p>\n\n<!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-309\" data-postid=\"309\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-309 themify_builder tf_clear\">\n    <\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une notoire tendance du cin\u00e9ma en g\u00e9n\u00e9ral, comme en mal d\u2019histoires, consiste \u00e0 piller le r\u00e9pertoire du livre imprim\u00e9 (roman prim\u00e9 ou \u00e0 succ\u00e8s, comics genre Marvel, etc.) pour proposer une mise en images au service d\u2019un spectacle susceptible de remplir des salles \u2014&nbsp;ou les jauges des plateformes. 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