{"id":215,"date":"2025-11-11T03:02:03","date_gmt":"2025-11-11T02:02:03","guid":{"rendered":"http:\/\/litteraturesetcetera.fr\/?p=215"},"modified":"2026-04-16T10:12:23","modified_gmt":"2026-04-16T08:12:23","slug":"christine-orban","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/2025\/11\/11\/christine-orban\/","title":{"rendered":"Christine Orban"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;Ma libert\u00e9 est immense, l\u2019histoire est riche et l\u2019imagination sans limites.&nbsp;\u00bb<\/h2>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Propos recueillis&nbsp;par C\u00e9line Malt\u00e8re<\/h5>\n\n\n\n<p>Christine Orban donne une voix \u00e0 l\u2019intimit\u00e9 des femmes. Dans ses premiers romans, le sujet, c\u2019\u00e9tait elle. Depuis <em>Virginia et Vita<\/em> (2012), c\u2019est toujours elle, mais \u00e0 travers d\u2019autres&nbsp;: Jos\u00e9phine (<em>Quel effet bizarre faites-vous sur mon c\u0153ur<\/em>, 2013), Marie-Antoinette (<em>Charmer, s\u2019\u00e9garer et mourir<\/em>, 2016), ou plus r\u00e9cemment <em>Jacqueline Pascal, la s\u0153ur de Blaise<\/em> (Soumise, 2022). Dans l\u2019expression du sentiment, Christine Orban excelle. Elle choisit le je, se fond dans ses h\u00e9ro\u00efnes, les incarne avec une telle justesse qu\u2019on se demande jusqu\u2019o\u00f9 elle met d\u2019elle-m\u00eame dans ses muses. Et son sujet de pr\u00e9dilection demeure l\u2019amour.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec <em>Mademoiselle Spencer<\/em> (Albin-Michel), elle nous invite \u00e0 d\u00e9couvrir Lady Di autrement. L\u2019originalit\u00e9 de ce roman \u2014&nbsp;qui n\u2019est pas une biographie, mais s\u2019inspire de la vie de Diana Spencer&nbsp;\u2014 r\u00e9side dans la fa\u00e7on dont l\u2019autrice raconte cette femme \u00e0 travers ses \u00e9motions amoureuses. Ce n\u2019est pas la princesse m\u00e9diatique qui l\u2019int\u00e9resse, ni les rumeurs qui l\u2019ont entour\u00e9e, mais ce que Diana a pu ressentir lorsque le conte de f\u00e9es dont elle r\u00eavait s\u2019est mu\u00e9 en descente aux Enfers. \u00c0 peine \u00e2g\u00e9e de vingt ans, Diana \u00e9pouse l\u2019homme le plus convoit\u00e9 du Royaume-Uni&nbsp;: le prince Charles. Tout le monde envie sa place. Elle, sinc\u00e8rement amoureuse, d\u00e9couvre rapidement que ses sentiments ne sont pas partag\u00e9s \u2014&nbsp;et pire encore&nbsp;: que le c\u0153ur de Charles appartient \u00e0 une autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Christine Orban explore ici l\u2019intime avec empathie. Elle se glisse dans la peau de Diana, la rend profond\u00e9ment humaine, bouleversante m\u00eame, dans sa mani\u00e8re de mendier sans rel\u00e2che l\u2019amour de son mari. Elle esp\u00e8re qu\u2019il oubliera un jour l\u2019autre, Camilla, celle qu\u2019elle appelle dans le roman Madame C., la ma\u00eetresse qu\u2019il n\u2019a pas pu \u00e9pouser.<\/p>\n\n\n\n<p>En toile de fond, la cour et son d\u00e9corum, les parties de chasse, la rigidit\u00e9 des usages&nbsp;; au centre, une jeune femme d\u00e9sarm\u00e9e face \u00e0 une institution qui la d\u00e9passe, et \u00e0 une popularit\u00e9 fulgurante qui finit par faire de l\u2019ombre au prince. Autour d\u2019elle, peu de bienveillance. Diana souffre de troubles alimentaires, s\u2019agite, tente d\u2019attirer l\u2019attention de celui qu\u2019elle aime. Plus tard, elle prendra des amants, sans parvenir \u00e0 combler le vide. Elle surprend des appels, trouve dans le portefeuille de Charles des photos de sa rivale, mais continue d\u2019esp\u00e9rer&nbsp;: \u00ab&nbsp;Et j\u2019esp\u00e8re qu\u2019avec le temps, Charles \u00e9prouvera un peu d\u2019amour pour moi et que cet amour pansera mes blessures.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Tout l\u2019espoir qu\u2019elle place dans son histoire est pourtant vain. Christine Orban raconte une femme amoureuse dont les r\u00eaves se brisent. Le c\u0153ur, motif r\u00e9current, devient le fil conducteur du r\u00e9cit. La r\u00e9p\u00e9tition, la stagnation du d\u00e9sir, les illusions d\u2019un amour impossible structurent la narration&nbsp;: Diana reste seule, enferm\u00e9e dans son attente, jusqu\u2019\u00e0 se heurter \u00e0 la froideur d\u2019une reine qu\u2019elle a fini par contrarier.<\/p>\n\n\n\n<p>En miroir, Christine Orban fait appara\u00eetre Mademoiselle Else, h\u00e9ro\u00efne d\u2019Arthur Schnitzler, comme une amie imaginaire de Diana. Toutes deux partagent la solitude et la capacit\u00e9 au renoncement. La technique du monologue int\u00e9rieur donne au texte une intensit\u00e9 presque po\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>Mademoiselle Spencer est un roman lyrique, vibrant, travers\u00e9 par la question&nbsp;: comment supporter que celui qu\u2019on aime et qu\u2019on a \u00e9pous\u00e9 en aime une autre\u2009? Christine Orban nous livre une image in\u00e9dite de Lady Di, loin des ic\u00f4nes fig\u00e9es, en la rendant terriblement humaine&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mon bourreau m\u2019embrasse, j\u2019\u00e9vite les yeux bleu marine, mais je le laisse poser ses l\u00e8vres sur les miennes. Lui seul peut me fournir l\u2019antidote aux souffrances qu\u2019il m\u2019inflige. C\u2019est absurde, je sais. Lui seul poss\u00e8de le contrepoison.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Avec Mademoiselle Spencer, Christine Orban confirme sa ma\u00eetrise d\u2019un genre qu\u2019elle r\u00e9invente&nbsp;: le roman biographique de l\u2019intime.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c0 la lecture de vos romans, on se dit que vous excellez dans l\u2019expression du sentiment. \u00c0 quel point vous fondez-vous dans vos personnages\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019aurais aim\u00e9 \u00eatre psychanalyste, mais j\u2019ai probablement trop d\u2019empathie. Je suis une \u00e9ponge, j\u2019absorbe les \u00e9tats d\u2019\u00e2me\u2026 On ne peut choisir ses patients, je choisis mes personnages de roman. Ma libert\u00e9 est immense, l\u2019histoire est riche et l\u2019imagination sans limites. Je comprends plus que je ne me fonds&nbsp;: quand je d\u00e9cris Marie-Antoinette les mains li\u00e9es sur la charrette qui la m\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u00e9chafaud, je dois garder mon sang-froid pour continuer \u00e0 \u00e9crire, \u00e0 d\u00e9crire, et c\u2019est difficile. Diana est une h\u00e9ro\u00efne de trag\u00e9die classique&nbsp;; son malheur est banal, universel&nbsp;: aimer un homme qui ne vous aime pas, c\u2019est universel, on peut aussi appr\u00e9hender le d\u00e9samour sans l\u2019avoir connu.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Quand et comment Lady Di s\u2019est-elle impos\u00e9e \u00e0 vous\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je suis all\u00e9e voir <em>Mademoiselle Else<\/em> d\u2019Arthur Schnitzler au Th\u00e9\u00e2tre de Poche, pi\u00e8ce mise en sc\u00e8ne par Nicolas Brian\u00e7on. En sortant, j\u2019ai su que j\u2019\u00e9crirais <em>Mademoiselle Spencer<\/em>. Il y avait une correspondance tr\u00e8s forte entre cette h\u00e9ro\u00efne de papier et l\u2019h\u00e9ro\u00efne de la r\u00e9alit\u00e9 qui \u00e9tait Diana. Elles devaient se rencontrer, l\u2019une \u00e9clairait l\u2019autre&nbsp;; un personnage de roman, pour une fois, \u00e9claire un personnage de la r\u00e9alit\u00e9. Schnitzler m\u2019aidait \u00e0 comprendre Diana&nbsp;; son besoin de v\u00e9rit\u00e9 et de libert\u00e9 m\u2019int\u00e9ressait, elle ressemblait aux h\u00e9ro\u00efnes classiques. Comme Ph\u00e8dre, Antigone, elle va se heurter \u00e0 un destin \u00e9crasant et \u00e0 des institutions plus fortes qu\u2019elle. Son romantisme, \u00ab&nbsp;vouloir \u00eatre aim\u00e9e&nbsp;\u00bb, alors qu\u2019un destin de reine l\u2019attend, peut porter \u00e0 sourire. D\u2019une d\u00e9sarmante na\u00efvet\u00e9, elle est aussi, d\u2019une certaine fa\u00e7on, une h\u00e9ro\u00efne du XIX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle. Comme Emma Bovary, elle cherche l\u2019amour v\u00e9ritable\u2026 Elle aurait pu \u00eatre Reine, elle voulait \u00eatre aim\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><em>De quelle mani\u00e8re vous \u00eates-vous impr\u00e9gn\u00e9e de la princesse Diana pour \u00e9crire votre roman\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Principalement de ce qu\u2019elle a dit, de ce qu\u2019elle a \u00e9crit, de son body langage, des commentaires des proches, des \u00e9v\u00e9nements qui ont eu lieu, des d\u00e9tails connus ou d\u00e9couverts, comme la lame de rasoir.<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019\u00e9criture de <\/em>Soumise<em> avait demand\u00e9 une grande recherche documentaire et beaucoup de lecture. Qu\u2019en est-il pour un roman comme <\/em>Mademoiselle Spencer\u2009<em>?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, l\u00e0, le \u00ab&nbsp;biographe-romancier ou pas&nbsp;\u00bb affronte une autre difficult\u00e9. Il n\u2019y a pas de Pens\u00e9es, de correspondance, comme celle entre Jacqueline et Blaise Pascal&nbsp;; Virginia Woolf tenait un journal, \u00e9crivait des romans\u2026 Cette fois, la technique est diff\u00e9rente&nbsp;: j\u2019avance avec les faits \u2014&nbsp;ceux de la famille royale sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s \u00e0 chaque instant de leur vie&nbsp;\u2014, l\u2019intuition aide lors des vides historiques \u2014&nbsp;selon Stephan Zweig, l\u2019intuition va plus loin que les froids documents. Et je me bats contre les a priori envers les femmes. Diana en a subi pas mal&nbsp;: elle aurait manipul\u00e9 la presse, par exemple. Je t\u00e2che d\u2019expliquer ce qui s\u2019est pass\u00e9. Le visage de Diana ne ment pas, son regard non plus.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le risque, avec ce livre, \u00e9tait de basculer vers le people. Aviez-vous conscience de cela et comment avez-vous fait pour ne pas tomber dans ce pi\u00e8ge\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9tais consciente de prendre un risque, mais je n\u2019ai pas h\u00e9sit\u00e9 une seconde, cela aurait \u00e9t\u00e9 c\u00e9der au regard des autres, Diana en avait assez souffert pour \u00ab&nbsp;nous&nbsp;\u00bb en lib\u00e9rer. J\u2019\u00e9tais consciente qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait ni une grande romanci\u00e8re, ni une philosophe, ni une po\u00e9tesse jans\u00e9niste, mais une jeune femme sans don particulier, avec cependant un destin particulier. Puis je me suis pos\u00e9 la question du destin, une question r\u00e9currente \u00e0 chaque biographie. C\u2019est effrayant de sentir que je ne suis pas libre, que la main du destin est l\u00e0 et qu\u2019elle me dirige, je ne peux y d\u00e9roger. En ce qui concerne Diana, tout la m\u00e8ne vers le mur du pont de l\u2019Alma&nbsp;; lorsqu\u2019elle donne cette interview \u00e0 la BBC, elle r\u00e9clame sa libert\u00e9, elle d\u00e9passe les limites acceptables. La Reine et le Prince Charles lui ouvriront la porte, mais elle ne sait pas voler\u2026 La catastrophe \u00e9tait in\u00e9vitable.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Parmi les femmes que vous racontez, au moins deux sont des abandonn\u00e9es, Jos\u00e9phine et Diana. Pourquoi la passion et l\u2019\u00e9chec amoureux vous inspirent-ils\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont des sensations tr\u00e8s fortes, un r\u00eave pour une romanci\u00e8re\u2009! Je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e, mais par la magie du roman, j\u2019ai ressenti et j\u2019ai connu la douleur de l\u2019abandon. Dans Le Silence des hommes, mon h\u00e9ro\u00efne abandonne l\u2019amant trop silencieux. Jos\u00e9phine de&nbsp;Beauharnais est une femme forte, elle va s\u2019en sortir, pas Diana. Je commence mon livre par le d\u00e9part de sa m\u00e8re&nbsp;: elle va tra\u00eener toute sa vie cette blessure et c\u2019est certainement une des raisons pour lesquelles elle r\u00e9agit si mal aux tergiversations amoureuses de Charles\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>En vous projetant dans les sentiments des personnages et en choisissant le \u00ab&nbsp;je&nbsp;\u00bb, vous pratiquez une \u00e9criture \u00ab&nbsp;impressionniste&nbsp;\u00bb. N\u2019avez-vous pas l\u2019impression de parler encore plus de vous dans les romans biographiques qu\u2019autobiographiques\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai peu tent\u00e9 l\u2019autobiographie ou bien pour des passages de ma vie&nbsp;: L\u2019\u00e2me s\u0153ur, Deux fois par semaine\u2026 Mais j\u2019ai s\u00fbrement dit plus de choses sur moi en me cachant derri\u00e8re mes personnages\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>Il y a de belles phrases lyriques dans votre roman, comme \u00ab&nbsp;Rien ne change. Les saisons passent, notre amour s\u2019\u00e9ternise en hiver.&nbsp;\u00bb Quelle est celle que vous pr\u00e9f\u00e9rez\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019aime comparer les \u00e9tats d\u2019\u00e2me aux saisons, je fais dire \u00e0 Blaise Pascal que \u00ab&nbsp;son c\u0153ur est en hiver&nbsp;\u00bb lorsque Jacqueline part \u00e0 Port-Royal. Il a \u00e9crit&nbsp;: \u00ab&nbsp;J\u2019ai mes brouillards et mes beaux temps en dedans de moi.&nbsp;\u00bb J\u2019adore cette phrase. Dans Mademoiselle Spencer, j\u2019aime celle que vous avez choisie, mais aussi&nbsp;: \u00ab&nbsp;La r\u00e9alit\u00e9 n\u2019a rien \u00e0 voir avec les images de Barbie aux Pays des Merveilles.&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Et pourtant, comme j\u2019aurai une couronne sur la t\u00eate, personne ne croira \u00e0 mon mal-\u00eatre.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Pensez-vous que le terme de \u00ab&nbsp;roman biographique de l\u2019intime&nbsp;\u00bb convienne \u00e0 vos derniers livres\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019aime beaucoup votre d\u00e9finition de \u00ab&nbsp;mes biographies&nbsp;\u00bb, ainsi que celle de Dominique Bona qui les d\u00e9finit comme des \u00ab&nbsp;romans vrais&nbsp;\u00bb. Je ne trahis pas la v\u00e9rit\u00e9 d\u2019un personnage, je mets en sc\u00e8ne les personnages avec les \u00e9l\u00e9ments en ma possession. La r\u00e9alit\u00e9 est faite d\u2019imaginaire et l\u2019imaginaire se nourrit de la r\u00e9alit\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n<!-- wp:themify-builder\/canvas \/-->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Ma libert\u00e9 est immense, l\u2019histoire est riche et l\u2019imagination sans limites.&nbsp;\u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":751,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[28,30],"tags":[],"class_list":["post-215","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-28","category-rencontres","has-post-title","has-post-date","has-post-category","has-post-tag","has-post-comment","has-post-author",""],"builder_content":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=215"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":752,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215\/revisions\/752"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/751"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=215"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=215"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=215"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}