{"id":199,"date":"2025-11-11T02:34:48","date_gmt":"2025-11-11T01:34:48","guid":{"rendered":"http:\/\/litteraturesetcetera.fr\/?p=199"},"modified":"2026-04-16T10:12:23","modified_gmt":"2026-04-16T08:12:23","slug":"georges-olivier-chateaureynaud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/2025\/11\/11\/georges-olivier-chateaureynaud\/","title":{"rendered":"Georges-Olivier Ch\u00e2teaureynaud"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;J\u2019ai eu le sentiment d\u2019avoir d\u00e9couvert une sorte d\u2019Eldorado int\u00e9rieur.&nbsp;\u00bb<\/h2>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Propos recueillis\u00a0par C\u00e9line Malt\u00e8re<\/h5>\n\n\n\n<p>\u00c9corcheville respire un air de fin des temps&nbsp;: quand les pluies s\u2019abattent sur la ville, ce sont des averses d\u2019oiseaux ou des grenouilles. Depuis presque quarante jours, le ciel ouvre ses vannes, et le fleuve ne cesse de gonfler, faisant surgir des cr\u00e9atures \u00e9tranges. Parmi elles, des Harpies nichent dans les arbres et s\u2019en prennent \u00e0 des habitants. On voit aussi appara\u00eetre une Hesp\u00e9ride et un homme \u00e0 t\u00eate de taureau. Qu\u2019annonce cette confusion des mondes, s\u00e9par\u00e9s par le Styx et la barque de Charon\u2009?<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ici-bas <\/em>(Grasset, 2023) raconte l\u2019histoire de la fin d\u2019\u00c9corcheville en mettant en sc\u00e8ne de tr\u00e8s nombreux personnages, que le lecteur a pu d\u00e9couvrir auparavant dans les deux volumes de la trilogie (<em>L\u2019Autre rive<\/em>, 2007&nbsp;; <em>\u00c0&nbsp;cause de l\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em>, 2021). De puissantes familles, comme les Bussetin, les Propinquor et les Esteral, r\u00e8gnent sur la cit\u00e9. Au c\u0153ur de la ville, pourtant, l\u2019hybridation a d\u00e9j\u00e0 eu lieu&nbsp;: ne va-t-on pas se faire confectionner ses robes et ses costumes chez <em>Lach\u00e9sis fashion<\/em>, boutique tenue par les trois Moires\u2009? Biquet et Angelina cachent, depuis leur enfance, des pieds en forme de sabots, et leurs cornes sont annuellement lim\u00e9es par leurs parents\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Quel est ce monde o\u00f9 on a voulu cacher la force de l\u2019imaginaire, tout en vivant avec ses repr\u00e9sentants\u2009? En effet, qui est plus intrigant, plus respect\u00e9 que le directeur de l\u2019institut Ouranos, ce psychiatre aux deux visages, tel Janus\u2009? De son c\u00f4t\u00e9, Strabon Martin, professeur de mythologie, qui s\u2019occupe du mus\u00e9e t\u00e9ratologique, d\u00e9fend ce que d\u2019autres appellent les monstres. Le myst\u00e8re plane. Qu\u2019y a-t-il sur l\u2019autre rive\u2009? Sauf les morts et les cr\u00e9atures mythologiques, personne ne peut traverser le Styx et revenir pour en parler. Les \u00c9corchevillais ont bien tent\u00e9, il fut un temps, de construire un pont pour aller voir de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du Styx. Mais la construction s\u2019est \u00e9croul\u00e9e, et ils n\u2019ont pas pu aller visiter le monde des morts, privil\u00e8ge r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 quelques h\u00e9ros, tels Orph\u00e9e, \u00c9n\u00e9e ou H\u00e9racl\u00e8s&nbsp;; et Charon est un nocher peu aimable, qui refuse de d\u00e9roger \u00e0 la r\u00e8gle.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce roman mythologique de Georges-Olivier Ch\u00e2teaureynaud, dont l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9e par plusieurs prix, dont le Renaudot en 1982 pour <em>La&nbsp;Facult\u00e9 des songes<\/em>, on se demande la place des vivants et des morts, on s\u2019interroge sur les fronti\u00e8res, sur le r\u00e9el et l\u2019imaginaire ainsi que sur nos limites. \u00ab&nbsp;Les notions d\u2019\u00e9tendue et de dur\u00e9e n\u2019existent-elles nulle part ailleurs que dans la conscience exigu\u00eb des mortels accroch\u00e9s \u00e0 l\u2019id\u00e9e rassurante d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 leur mesure\u2009?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><em>Quand vous avez \u00e9crit <\/em>L\u2019Autre rive<em>, paru en 2007, aviez-vous d\u00e9j\u00e0 l\u2019id\u00e9e de d\u00e9velopper cet univers dans deux autres romans\u2009? Quelle est la place de la mythologie dans votre cr\u00e9ation romanesque\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En \u00e9crivant <em>L\u2019Autre rive<\/em>, je n\u2019imaginais pas lui donner de tels prolongements. La trilogie qui en a r\u00e9sult\u00e9 a occup\u00e9 une quinzaine d\u2019ann\u00e9es de ma vie et s\u2019est \u00e9tendue sur pr\u00e8s de deux mille pages. Pour moi, d\u2019abord nouvelliste et auteur de romans de dimensions raisonnables, il s\u2019agissait d\u2019affronter \u00e0 autre chose&nbsp;: un roman d\u2019une ampleur, en tout cas d\u2019une longueur d\u00e9raisonnable. Un pav\u00e9, si l\u2019on veut. Je me suis aper\u00e7u apr\u00e8s la publication du volume qu\u2019il avait ouvert en moi une porte sur un espace de fiction que je n\u2019avais fait jusque-l\u00e0 que pressentir. L\u2019accueil r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 <em>L\u2019Autre rive<\/em> par la critique m\u2019a encourag\u00e9 \u00e0 franchir cette porte. J\u2019ai eu le sentiment d\u2019avoir d\u00e9couvert une sorte d\u2019Eldorado int\u00e9rieur. Les trois volumes aujourd\u2019hui publi\u00e9s constituent l\u2019exploration de cet espace.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que l\u2019action se d\u00e9roule dans un monde contemporain, assez semblable au n\u00f4tre, les h\u00e9ros, les dieux et les diverses cr\u00e9atures de la mythologie gr\u00e9co-latine y occupent une grande place. J\u2019ai \u00e9t\u00e9, tr\u00e8s jeune, fascin\u00e9 par cet univers, et il est partout pr\u00e9sent, en filigrane ou plus directement, dans tous mes livres. C\u2019est qu\u2019\u00e0 la diff\u00e9rence des religions monoth\u00e9istes, au moins de nos jours, la mythologie peut \u00eatre regard\u00e9e comme un roman dont tous les personnages, y compris les dieux et les monstres, sont l\u2019homme, distribu\u00e9 entre tous.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c9corcheville symbolise la ville fronti\u00e8re, sise au bord du Styx. Y&nbsp;vivre, c\u2019est c\u00f4toyer la mort. Comment vous est venue l\u2019id\u00e9e de cette cit\u00e9 et de son nom\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Nous vivons tous au bord du Styx, puisque nous sommes tous conscients de notre finitude, que nous nous effor\u00e7ons par divers moyens d\u2019oublier\u2026 Mon choix s\u2019est arr\u00eat\u00e9 sur le nom \u00c9corcheville (entre parenth\u00e8ses, \u00e7a existe, je l\u2019ignorais alors, c\u2019est un hameau de la commune du Breuil-en-Auge) \u00e0 cause de sa sonorit\u00e9\u2026 Et de son aura effrayante, si l\u2019on y r\u00e9fl\u00e9chit. Dans \u00ab&nbsp;\u00e9corcheville&nbsp;\u00bb, il y a \u00e9corch\u00e9, \u00e9corcheur, \u00e9corchure, \u00e9corchement. Cela dit, je ne doute pas que l\u2019endroit, en r\u00e9alit\u00e9, soit paisible et s\u00fbr.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans une sc\u00e8ne d\u2019<\/em>Ici-bas<em>, le maire donne l\u2019ordre de prot\u00e9ger la population en tirant sur les Harpies, oiseaux-femmes qui ne sont pas r\u00e9put\u00e9es pour leur bienveillance. Ce qu\u2019elles disent du pass\u00e9 ne semble pas l\u2019\u00e9mouvoir puisqu\u2019il y a urgence face au danger. Le professeur Strabon s\u2019en offusque. Qu\u2019est-ce que cet \u00e9pisode dit de notre \u00e9poque et de son rapport au pass\u00e9\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ce maire, Coriandre Bussettin, est en charge de la normalit\u00e9 (toute relative) de sa ville, et de la s\u00e9curit\u00e9 de ses habitants. Il est dans son r\u00f4le en ordonnant qu\u2019on abatte les Harpies. Strabon Martin, professeur de mythologie appliqu\u00e9e et directeur du Mus\u00e9e de T\u00e9ratologie, est dans le sien en implorant qu\u2019on les \u00e9pargne, au moins pour lui permettre de les \u00e9tudier et d\u2019\u00e9crire une des monographies savantes qu\u2019il consacre aux cr\u00e9atures venues de l\u2019autre rive du fleuve, c\u2019est-\u00e0-dire de l\u2019Er\u00e8be, c\u2019est-\u00e0-dire des Enfers.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019on voulait rapprocher cet \u00e9pisode de ce qui se passe \u00e0 notre \u00e9poque, je dirais seulement qu\u2019elle oublie trop de choses du pass\u00e9 de l\u2019humanit\u00e9 et se r\u00e9sume de plus en plus \u00e0 une course en avant technologique qu\u2019on peut soup\u00e7onner de plus en plus p\u00e9rilleuse.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Minotaure, symbole de la force brute, prend la forme d\u2019un jeune homme tr\u00e8s attendrissant, comme beaucoup des cr\u00e9atures mythologiques qui d\u00e9barquent ou vivent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 \u00c9corcheville. L\u2019hybridation est-elle le salut de l\u2019humanit\u00e9\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le Minotaure est en effet un mal-aim\u00e9 des repr\u00e9sentations traditionnelles. Mi-homme, mi-animal, gardien meurtrier d\u2019un labyrinthe de cauchemars, il m\u00e9rite seulement la mort de la main de Th\u00e9s\u00e9e\u2026 Tel quel, il ne m\u2019int\u00e9ressait pas. Vous le jugez attendrissant dans l\u2019incarnation que je lui donne dans deux des volumes de la trilogie, j\u2019en suis heureux, c\u2019est bien le m\u00eame sentiment qu\u2019il m\u2019inspire&nbsp;: je vois en lui une sorte d\u2019orphelin \u00e9gar\u00e9 tout enfant sur la rive humaine du Styx, devenu un colosse innocent, avide d\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019hybridation, il est en effet question dans la trilogie. Certains personnages sont des m\u00e9tis d\u2019humains et de dieux ou de cr\u00e9atures semi-divines. La mythologie gr\u00e9co-latine ne ren\u00e2clait pas devant ces sang-m\u00eal\u00e9, \u00e0 la diff\u00e9rence des religions r\u00e9v\u00e9l\u00e9es, marqu\u00e9es sauf erreur par un strict apartheid dans ce domaine\u2026 Alors quoi, en nos temps d\u2019immigration critique\u2009? Le salut de l\u2019humanit\u00e9 est plus probablement du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019hybridation et de l\u2019int\u00e9gration que de l\u2019exclusion et de la peur obsidionale.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Gardons-nous de confondre religion et po\u00e9sie.&nbsp;\u00bb La religion, relevant aussi de la mythologie, n\u2019est-elle pas une des essences de la po\u00e9sie\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est B\u00e9telgeuse, une d\u00e9vote groupie de Monsignore Propinquor, l\u2019\u00e9v\u00eaque d\u2019Ecorcheville dans Ici-bas, qui prononce ces mots. Il est \u00e9vident que pour elle la religion, catholique en l\u2019occurrence, n\u2019est pas assimilable \u00e0 la po\u00e9sie, puisqu\u2019elle repose sur les Saintes \u00c9critures, rev\u00eatues par l\u2019\u00c9glise du blanc-seing divin. Pour le croyant, la religion est pure et simple v\u00e9rit\u00e9, tandis que la mythologie est \u00e0 la fois roman et po\u00e9sie&nbsp;: au bout du compte, litt\u00e9rature\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans un mus\u00e9e de t\u00e9ratologie, tel le professeur Strabon Martin, quelle cr\u00e9ature aimeriez-vous d\u00e9tenir et observer\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai invit\u00e9 dans les pages de la trilogie divers ressortissants de l\u2019autre rive, notamment une sir\u00e8ne, le dieu Pan, un centaure, un faune, le Minotaure Ast\u00e9rion, bien s\u00fbr, le dieu romain bifrons Janus, Charon, les Moires, habilleuses des destin\u00e9es humaines, et d\u2019autres encore. \u00c0&nbsp;titre personnel, j\u2019aurais plaisir \u00e0 m\u2019entretenir avec Morph\u00e9e, fils du Sommeil et de la Nuit, p\u00e8re des Songes et fr\u00e8re de la Mort\u2026 Nul doute que pour le fantastiqueur que je suis, sa conversation serait d\u2019un puissant int\u00e9r\u00eat. Ou alors Orph\u00e9e\u2009? Le personnage de Beno\u00eet Bris\u00e9, protagoniste du tome premier, musicien, lyre hero comme on dit guitar hero, auteur de l\u2019album culte Hirbilo (here below&nbsp;: ici-bas\u2009!), est \u00e0 sa mani\u00e8re un Orph\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Quel h\u00e9ros de la mythologie gr\u00e9co-romaine se rapproche le plus de votre personnalit\u00e9\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je ne me vois pas en h\u00e9ros. Cependant, j\u2019aurais aim\u00e9 ressembler \u00e0 Hypnos, capable de bercer les dieux (les critiques litt\u00e9raires) et les hommes (les lecteurs\u2026) en \u00e9ventant ses ailes ou en les touchant de sa baguette magique.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;L\u00e0-bas, quelque chose s\u2019est amass\u00e9 et s\u2019appr\u00eate \u00e0 d\u00e9ferler. Je ne parle pas de l\u2019inondation mat\u00e9rielle et du gigantesque d\u00e9g\u00e2t des eaux qui nous menace, mais d\u2019un d\u00e9bordement mental, d\u2019une catastrophe spirituelle&nbsp;\u00bb, dit Monsignore Propinquor dans Ici-bas. Avez-vous voulu \u00e9crire un roman apocalyptique\u2009? Que repr\u00e9sente la figure de l\u2019ange que vous faites appara\u00eetre \u00e0 \u00c9corcheville\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019apocalypse semble nous fr\u00f4ler ces temps-ci. On a parl\u00e9 jadis des terreurs de l\u2019an&nbsp;1\u2009000. C\u2019est ce que nous revivons pour des raisons qu\u2019il est inutile de rappeler. Bien entendu, la trilogie, et singuli\u00e8rement Ici-bas, en est contamin\u00e9e. Toute esp\u00e9rance christique, toute pr\u00e9sence ang\u00e9lique sont absentes des deux premiers tomes. L\u2019angelot menac\u00e9 par les Harpies sur le parvis de Sainte-Agathe s\u2019est impos\u00e9 \u00e0 moi. Je n\u2019y peux rien. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 dans la religion catholique, sans passion ni pers\u00e9v\u00e9rance, sans foi jusqu\u2019\u00e0 plus ample inform\u00e9, mais j\u2019en ai \u00e9t\u00e9 impr\u00e9gn\u00e9, forc\u00e9ment. Cette dimension manquait aux deux premiers tomes de la trilogie\u2026 Il manque encore deux autres dimensions dans le troisi\u00e8me&nbsp;: les imaginaires juda\u00efques et islamiques, dont je n\u2019ai pas id\u00e9e. Ignorance, inculture de ma part, certainement. Faut-il envisager une t\u00e9tralogie\u2009? Je n\u2019ose y penser. Il est tard.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Si Charon vous acceptait sur sa barque de votre vivant, sans la promesse de revenir, iriez-vous voir avant l\u2019heure ce qui se trouve de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce que Strabon Martin implore en vain Charon de lui accorder. Pour moi, m\u2019avez-vous bien lu\u2009? J\u2019en reviens\u2009!\u2026 Non, je plaisante. J\u2019irai comme nous y allons tous, bien assez t\u00f4t.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Vous \u00e9crivez&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il est toujours temps de tout, si on ose.&nbsp;\u00bb Pouvez-vous nous en donner la preuve\u2009?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La preuve, non. Mais il est toujours temps de tout tenter, quitte \u00e0 \u00e9chouer, la force, le talent, la chance pouvant faire d\u00e9faut.<\/p>\n\n\n<!-- wp:themify-builder\/canvas \/-->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;J\u2019ai eu le sentiment d\u2019avoir d\u00e9couvert une sorte d\u2019Eldorado int\u00e9rieur.&nbsp;\u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":201,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[28,30],"tags":[],"class_list":["post-199","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-28","category-rencontres","has-post-title","has-post-date","has-post-category","has-post-tag","has-post-comment","has-post-author",""],"builder_content":"<noscript><iframe data-no-script src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/4ASSvNyLtoA?pip=1&playsinline=1&autohide=1&border=0&wmode=opaque\" allow=\"accelerometer;encrypted-media;gyroscope;picture-in-picture;fullscreen\"><\/iframe><\/noscript>","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/199","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=199"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/199\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":605,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/199\/revisions\/605"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/201"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=199"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=199"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/litteraturesetcetera.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=199"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}